Voici l’idée globale que je souhaite transmettre par ce manifeste :
Sans paix, il n’y a que la mort.
Il n’y a pas de paix sans l’Amour.
L’Amour pour ce qui nous permet de vivre,
C’est à dire tout ce qui nous entoure car « l’humain est un animal social » et « rien ne se perd tout se transforme« .
Il est important de souligner la différence de l’amour passionnel et celui universel, synonyme de charité. L’utilisation actuelle du mot charité n’est réduite qu’au sentiment égoïste de faire une bonne action en donnant aux personnes dans le besoin. Le réel sens de ce mot, quelque soit la religion, signifie éprouver du respect et de la bienveillance envers n’importe quel autre être humain. Un individu qui se dit athée se doit également de comprendre cette définition. Agir face à une injustice ou une souffrance n’est pas une erreur. Il faut avoir le courage de considérer l’individu qui commet l’acte contraire à l’Amour comme l’être humain qu’il est. Il est nécessaire de voir l’autre animal tel qu’il est et de refuser toute projection humaine sur sa conscience.
*
Bon nombre de personnes au travers des époques et aujourd’hui encore se servent de la religion afin d’asservir d’autres humains. Bon nombre de personnes charitables m’ont répété : personne ne peut forcer une autre personne à comprendre quelque chose*. L’humain a comprit qu’il possible de recourir à la manière forte pour guider l’autre vers un certain mouvement de pensée. Les différentes croyances ont accompagné l’humanité. Il est primordial de comprendre par soi-même grâce aux autres.
MANIFESTE
L’allègement du poids de l’existence n’est pas l’ignorance, la souffrance, le plaisir ou le suicide mais la compréhension d’un mot : L’Amour
De soi, de l’autre, l’ordre n’importe peu, l’Amour étant l’unitaire absolu.
Courtes pensées :
La planète terre est par nature un écosystème parfait pour les êtres humains. Nous habitons notre potentiel paradis. Pour avoir un aperçu du presque-paradis d’antan, où l’humain vivait en harmonie avec la nature, avec les autres animaux, il suffit de trouver une terre faisant face au soleil, dont l’herbe a pu pousser sauvagement. Pieds nus sur ces petites plantes, le confort alors ressenti fait comprendre que nous sommes faits pour y vivre. Une fois ceci entrevu, rappelons nous qu’à cette lointaine époque, il était probable de se faire manger vivant par un animal plus fort que notre faible corps. Préférez-vous votre vie actuelle, debout sur le béton avec comme pire menace votre semblable?
La tentation n’est pas la drogue, le sexe, l’argent etc. La tentation c’est être une raclure.
Pourquoi sommes-nous dans l’ère de jeu vidéo : enfant, adolescent, adulte ont besoin d’aventure, de découverte, de mouvement. L’avatar informatique permet de réaliser ceci hors du monde extérieur qui paraît souvent n’être que déception, désillusion, immobilisme vain. Le jeu vidéo peut être l’expression d’une frustration. Pourquoi un jeune être humain est-il tenté de jouer virtuellement (hors effet des publicités)? En partie car ses parents le mettent en garde de jouer à l’extérieur, dans l’inconnu du monde réel, victimes d’une recherche de sécurité excessive. En partie car son environnement n’est plus fascinant, les immeubles et le béton gris n’ont rien d’extraordinaire pour un jeune être humain, les animaux présents sont adaptés à la société humaine. Pour s’échapper, il y a le monde virtuel. Afin de recréer une réalité plus enviable à celle qui existe ou afin de la prolonger, les jeux vidéos sont une forme d’art.
Notre soleil est en évolution constante. Les estimations donnent encore 1 milliard d’années à la planète Terre avant que son eau liquide ne disparaisse. D’ici 100 à 200 millions d’années, l’être humain tel que nous le connaissons actuellement aura des difficultés à survivre. Notre science est-elle suffisamment complète pour estimer l’évolution biologique de l’être humain? Doit-on réfléchir dès à présent à quitter la Terre pour aller vivre dans l’Espace? L’Espace est plus hostile qu’aucun autre endroit imaginable pour l’être humain car hors de son terrain de vie. Il fait bon de rêver, d’imaginer qu’une autre planète habitable existe. Cependant, vivre dans un rêve empêche d’avancer dans la réalité.
Le bonheur n’est pas un état stable, il dépend de la paix.
La petite voix dans votre tête ne représente pas votre raisonnement. J’appellerais « bête » les animaux dépourvus de raisonnement complexe. Une poule, par exemple, gratte le sol avec sa patte tout en picorant les graines présentes dans une gamelle d’acier. Elle ne comprend pas que le fait que gratter le sol à côté de la gamelle n’en fait pas sortir plus de graines. C’est un instinct de bête. Certains animaux, tels les poulpes ou les singes, ont démontré des capacités de raisonnement, de compréhension (utilisation d’outils, résolution de problèmes par l’essai…). Le statut de bête ne justifie pas l’exploitation, ne justifie pas d’asservir les autres animaux: chaque bête est différente et a son utilité, tout comme chaque être vivant. Le raisonnement n’est pas une notion binaire, il y a plusieurs degrés de raisonnement, l’humain en possède un très élevé, ce qui lui permet de mieux comprendre le monde mais ne signifie en aucun cas une supériorité hiérarchique. L’humain a la capacité de comprendre afin de mieux prendre soin de ce qui l’entoure et lui permet de vivre.
Avec le temps, de nombreux humains semblent avoir oublié leur nature animale. Or, les atrocités et les meurtres commis par certains êtres humains sont liés à leur ancienne nature de bête non dotée de raisonnement complexe. A cette différence près : tout autre animal que l’humain ne tue que par nécessité. Il n’y a que l’humain qui tue par ego.
C’est parce que l’humain se croit supérieur à toute autre forme de vie qu’il néglige ses actes, induisant son retour à l’état de bête donc à l’amoindrissement de son raisonnement, à l’éloignement de la compréhension : il souffre.
La particularité de l’intelligence humaine, c’est que notre espèce peut comprendre autrement que simplement. Elle peut alors se corriger. Une autre façon de l’exprimer par Alexandre Ribot : « Ce changement d’état [par lequel la conscience passe d’une modification à une autre], c’est la discrimination, et c’est le fondement de notre intelligence
. » – ce n’est pas la discrimination raciale qui est évoquée ici, bien évidemment, nous parlons ici de la faculté de discerner, de distinguer.
S’éloigner de l’animal, c’est perdre de sa qualité humaine. Le 21ème siècle est rempli d’animaux savants. Où se trouve leur humanité?
« Les savants ne sont pas curieux », dit France. Il a raison. (Jean Cocteau)
L’intelligence, c’est l’altruisme, c’est le soin apporté à tout ce qui nous entoure. La conquête de territoires, la promotion d’une supériorité, le viol, c’est la bête. Le meurtre est humain, tous les autres animaux ne tuent que par nécessité. La société capitaliste est parfaite pour entretenir la mal-nutrition et l’inaction physique tout en encourageant les privilégiés à critiquer les personnes en surpoids. La maigreur est idéalisée alors qu’elle est tout autant néfaste pour la personne. Le manque de raisonnement est cruel, apporte des actions ignobles selon les mœurs de société humaine. La notion de bien et de mal a été réduite à des notions trop personnelles, trop humaines, auto-centrées. Une mauvaise action est un manque de raisonnement, lié à de l’incompréhension. Un animal qui tue un autre animal pour se nourrir afin de survivre, est-ce mal? Un humain qui tue un autre animal pour le plaisir de manger sa chair, est-ce bien? L’humain doit-il toujours être dans le bien? Est-ce mauvais d’être dans le mal? Sait-il dans quel état il se trouve, à chaque instant? Ces questions sont une introduction à la notion d’harmonie, incluant la compréhension de la dualité, connue aussi sous la forme du yin et du yang.
Grâce à sa capacité de discernement, l’humain peut observer les règles de l’Univers, les domaines mathématiques, philosophiques, cosmologiques etc. La tâche ardue réside dans le fait qu’il peut se duper lui-même. Le conscient créé un ego, une représentation de la réalité biaisée car elle centre les choses autour de sa propre personnalité. L’ego entraîne la souffrance mentale et la souffrance physique. L’intuition et l’action juste sont une forme de lien direct entre le corps et l’esprit accordés. Ce lien direct émerge de la compréhension du soi et de la compréhension du monde environnant.
La science actuelle est une recherche de compréhension absolue qui transpire d’une recherche de contrôle absolu. La science peut donc guider l’humain à sa perte autant qu’elle peut l’aider à identifier et réparer ses erreurs. Attention donc à toujours remettre l’humain en tant qu’élément d’un grand tout et non comme le centre de l’Univers. L’humain fait partie du monde, il n’est pas apparu comme par magie. L’espèce humaine suit une logique d’évolution naturelle. Il n’est pas nécessaire à mon sens de comprendre toutes les règles de l’Univers, je pense même que c’est une tâche impossible dont la poursuite n’amènerait que déception et grande tristesse. L’humain ne peut comprendre tout comprendre car il fait partie du monde régit par ces règles. S’ils étaient conscients, un pion, un fou, une dame ou un roi ne pourraient comprendre comment bougent les pièces de échiquier sur lequel ils se trouvent, bien qu’ils puissent être témoins des mouvements des autres pièces, voir capables d’en déduire les probabilités. Dieu ne fait pas bouger les pièces, il est les pièces en mouvement. Le jeu d’échiquier se suffit à lui-même et représente ce que l’humain nomme Dieu. Il n’est pas nécessaire de croire en Dieu. Ce que l’humain appelle Dieu est l’ensemble des mouvements de l’Univers et l’Univers lui-même. Chaque humain est Dieu, chaque plante. Les religions apprennent qu’ils faut aimer Dieu et le respecter. L’humain est libre de ses actions : il peut choisir de tuer un oiseau, le nourrir, l’attraper ou le laisser vivre. Le choix selon chaque situation devient une évidence une fois qu’un humain sait aimer. Chaque choix est crucial car peut autant amener à la vie heureuse qu’à la mort.
Vaincre la peur de l’autre est possible en déposant les armes des préjugés. Avoir peur de se rendre vulnérable, c’est admettre de ne pas se connaitre. Haïr, c’est aussi avoir peur de soi-même. La peur, c’est de l’ignorance. La haine amène la haine.
Voici un outil de réflexion lié à l’époque actuelle qui peut aider à comprendre les actes délibérément néfastes des humains :
Un individu qui ne cherche plus à se développer est avachi, mou, au fond du cœur un peu honteux de lui-même, manque de l’énergie et des motifs nécessaires pour faire beaucoup de mal à son entourage. Il/elle va surtout faire du mal à son corps, son âme et son esprit. Une personne qui cherche à toujours aller de l’avant, à toujours s’améliorer, possède l’énergie et souvent nombres motifs nécessaires à vouloir faire du mal car exposé à la concurrence, à une grande pression sociale et psychique, aux désirs pervers (domination, richesse, gloire éphémère etc). Il/elle voit de haut celles et ceux qui ne sont pas comme lui/elle et ainsi, peut faire le mal à grande échelle avec une conscience parfaitement tranquille. On acclame et l’État décore l’entrepreneur(se) qui asphyxie la planète et rabaisse, domine ses concurrents/collaborateurs. On critique l’hédoniste qui ne donne pas toute son énergie à la rentabilité de la société.
Faire partie d’une communauté ou d’un regroupement induit forcément d’en assumer le passé. Éduquons-nous et nos enfants sur les horreurs commises par la France pour devenir ce riche pays.
J’explique la montée de l’extrême-droite donc du fascisme, du nationalisme, par le déni de l’horreur. L’horreur du monde est connue de toustes, il est difficile de passer à côté. Ainsi, le renfermement sur soi-même et la surprotection de son entourage seul, la bride maintenue sur son ouverture d’esprit et sur sa compréhension du monde, permet de supporter l’horreur en l’expliquant par des mensonges, par des suppositions de l’imaginaire infondées voir réfutées scientifiquement. C’est l’idée que les Français (surtout les catholiques, exemples à priori de la bonté) sont dénués du devoir d’exemplarité. La responsabilité, l’endossement de l’horreur est injustement rejeté sur d’autres peuples pour des raisons raciales, avec l’explication que leur « infériorité » ou leur « sous-évolution » les rend capables d’atrocités. On accuse l’autre et on s’allège ainsi la conscience. Or, l’horreur est en chacun de nous et s’exprime selon nos choix, guidés par notre environnement extérieur. Alors bien sûr, lorsque tu ne comprends pas la faim, ni la peur d’être seul(e), ni les souffrances engendrées par la guerre, ni l’injustice raciale, ton environnement te préserves de réellement connaitre l’horreur. Tu refuses donc de discuter avec les personnes qui vivent dans l’horreur (personne dormant dans la rue, personne battue…) afin de rester dans l’ignorance, tu rejettes ceux qui n’ont pas eu ta chance. Si tu es flic et que tu es obligé de discuter avec ces personnes en souffrance sans le vouloir, tu développes un hermétisme de compassion qui t’avilit. Lors de ta formation, on aurait dû t’expliquer plus honnêtement ce qui t’attendait. Il en est de même pour les personnes qui souhaitent s’engager dans le social.
(la suite du paragraphe n’est pas encore bien mise en forme, désolé si c’est compliqué à lire)
Le RN est aux portes suite à la déception générale de la politique mais rappelons que les créateurs du parti étaient des collaborateurs nazis (cliquer sur les noms des fondateurs). Ses membres n’ont pas suffisamment de bonnes valeurs pour en créer un autre, telle est la faiblesse de ce parti. Ils sont l’héritage direct du fascisme, quoi qu’ils en disent publiquement.
Le catholicisme s’infiltre sur les réseaux sociaux suite à la perte de sens de l’existence, touchant notamment les jeunes vulnérables. Cette perte de sens de l’existence n’est qu’un reflet de la paresse existentielle qui touche les populations qui profitent du capitalisme. L’Église avait les pleins pouvoirs par le passé, n’hésitant pas à commettre des tueries au nom de sa religion et autres péchés. Le monde instable est propice à une nouvelle prise de pouvoir des religions, surtout lorsque l’individualisme bat son plein.
N’oublions pas le passé et continuons de déployer notre intelligence d’une façon unie.
Les USA ont concentré leurs médias à hauteur de 90%. En septembre 2025, nous avons pu en observer le corollaire : menaces de suspension des voix critiques, volonté de remplacement par des mascottes de Trump. La France suit encore l’exemple américain avec le récent projet de réforme de l’audiovisuel public. Les français, comme l’est Kim Jong-un, sont-ils encore fascinés par le mode de vie des USA gouvernés par un show-man? La majeure partie des peuples de pays capitalistes ne connaissent pas le goût d’une tomate. Les tomates des grandes surfaces américaines sont insipides. C’est difficile à comprendre pour la partie du peuple français qui mange quotidiennement des produits avec un minimum de goût. L’eau pure d’un sous-sol africain non traitée, la tomate d’un terrain très peu impacté chimiquement dans laquelle l’agriculteur a mis son amour et son effort afin de la faire pousser, possèdent un goût indescriptible, c’est le corps tout entier qui en ressent le plaisir de consommation, pas seulement les récepteurs du cerveau. C’est à ça qu’on reconnait la justesse de son alimentation. La tristesse est alimentée par une nourriture de mauvaise qualité. La recherche de l’immortalité est signe d’un stade grave de mégalomanie, la course à l’intelligence artificielle induit une volonté d’extinction de l’espèce humaine. Les produits créés chimiquement en vente libre dans les supermarchés attaquent le corps humain. Les produits des chaînes de restauration rapide modifient les fonctions reproductrices des hommes. Les aliments dits « ultratransformés » sont testés sous étude industrielle pour déranger les récepteurs sensoriels. Nous savons cela et pourtant nous continuons ce mode de consommation, cette incohérence est expliquée ici. Qui peut reprocher une faiblesse? Les salariés sont épuisés par un travail qui agit comme un trou noir sur leur mental, les réseaux sociaux sont construits pour créer une addiction, l’ennui devient rarissime. Qui vous reprochent votre faiblesse? Les membres du gouvernement et bourgeois le font.
Le temps semble figé depuis 2011. La génération pétrifiée de 1990 a laissé place à une jeunesse qui côtoie la dépression avant même d’entrer dans la vie active. Une partie de la génération post-2000 demande un changement salutaire, collectif et intelligent.
Nos prisons n’ont pas d’utilité, si ce n’est celle injuste de priver de leur liberté des dealers d’une drogue douce qui ne peut pas tuer, dépénalisée dans de nombreux pays voisins de la France faisant partie également de l’Union Européenne. Pour emprisonner tous les pédophiles de France, il faudrait remplacer des villes entières par ces bâtiments d’enfermement inhumains. Nous savons tous que les criminels les plus dangereux, ceux qui tuent massivement, n’iront jamais dans ces prisons car ce sont eux qui décident de ceux qu’il est « nécessaire » de mettre dedans. Penser que les prisons permettent de protéger les citoyens est une ignorance, une incompréhension de l’être humain. Si vous aviez déjà subi un crime, il vous serait impossible de penser ainsi. Les prisons sont liées à la sphère politique et n’aident en aucune façon la résolution des difficultés éprouvées par les incarcéré(e)s. Pour beaucoup, la récidive est attendue en sortie de séjour carcéral.
La pédophilie est un trouble paraphilique qui se présente chez une personne, peu importe son genre ou son origine. C’est un tabou généralisé. L’attirance qu’éprouvent des adultes pour des individus pas encore ou encore prépubères détruit des vies. Comment expliquer que chaque année, des membres de l’Église soient jugés pour pédophilie, que des réseaux de proxénétisme soient implantés partout sur le territoire français, que Donald Trump et autant de personnalités d’influence soient associées à l’affaire Epstein, qu’un jeune Emmanuel Macron ai été la victime de son enseignante ? Une inaction globale, un silence de plomb, un manque cruel d’éducation : une maladie occultée à l’échelle de l’humanité entière. Il ne faut pas chercher à tuer les pédophiles mais à protéger les enfants et à empêcher le passage à l’acte des personnes ayant ce trouble.
L’urgence pour les citoyens qui souhaitent reconquérir leur État est de diviser le pouvoir économique et le pouvoir politique (Lord Acton). Il est également nécessaire pour un début de liberté citoyenne d’établir un système où le monopole est découragé, que ce soit par des représentants de l’État ou par de grosses sociétés. Il est possible de favoriser la décentralisation non pas vers d’autres pays mais vers d’autres régions d’un territoire, de faire reculer la notion de propriété et de favoriser les moyens de production à petite échelle. Pour cela, il faut anéantir l’idée généralement admise que les États souverains doivent se faire la guerre. « Leurs guerres, nos morts ».
L’internationalité et l’abolissement de la souveraineté d’État et des frontières sont la base d’une vie humaine plus libre. L’égo politique anéanti cette recherche de liberté avant même son entendement. L’être humain « civilisé » voit sa liberté naturelle enlevée dès sa naissance par les notions de frontières et d’appartenance à un État que l’éducation parentale de société moderne induit. Il lui faut alors comprendre l’absence de différence fondamentale avec l’autre afin de commencer à développer une intelligence humaine et une réflexion sur la notion d’équité. Je considère que l’éducation nationale n’est pas assez efficace sur la compréhension de cette similarité entre tous les êtres humains. L’anti-impérialisme et l’anti-colonialisme découlent de cette constatation d’égalité entre humains et relient la liberté de penser avec la liberté de se mouvoir. Éloigner l’intérêt de l’inconnu favorise les idées réductrices et fascistes.
Parler de salariat et de classes sociales revient à admettre la légitimité d’existence des industries en tant qu’outil de développement performant. Vouloir maintenir un tel outil pour créer des biens matériels induit une recherche de rentabilité. Les classes sociales cloisonnent la vision des possibilité de l’humain en société. Il pourrait être intéressant de permettre à un être humain de passer d’une société à une autre afin de constater des aspects néfastes ou bénéfiques au bien-être commun. Il devrait être facile de passer d’une vie solitaire à une vie collective. La vie collective imposée est déjà un prémisse au totalitarisme. C’est une porte ouverte à la domination.
Le capitalisme existe afin de laisser l’être humain exprimer ses aspects les plus néfastes pour lui-même et pour l’autre. Comment subvenir alors aux besoins d’une population? Si on se pose cette question, c’est que la population ne peut s’organiser d’elle-même afin de se nourrir. Ce qui soulève des questions de l’ordre du local, de la surpopulation, du désastre écologique.
Est-il encore possible de se nourrir grâce à la Providence de la Nature ? Dans les pays développés, les champs sont pollués pour de longues années encore et la terre est amorphe.
(-)
La question de la production est un soucis d’adaptation. Le but d’une nouvelle forme de production sera d’effectuer une transition vers un libre échange de nécessité et non d’envie liée au plaisir. Ce n’est pas une mauvaise nouvelle. L’apprentissage du plaisir mesuré, de la nécessité de bien manger et bien dormir permettra aux citoyens des pays développés de sortir de leur paresse existentielle.
[Natalité]
L’époque actuelle est propice aux nouvelles sectes et à l’endoctrinement par les religions déjà fortement représentées. Cela s’explique par l’accès libre à quantité d’informations sur internet, qui amène la personne influençable à appréhender seule des sujets qui nécessitent une sérieuse prise de recul lors de leur découverte. L’efficacité des sectes réside dans leur capacité à agripper un individu fraichement déboussolé par son acceptation de la remise en questions des bases qui le définissent. Abandonner toute certitude afin de se reconstruire et accéder ainsi à une compréhension plus large de son environnement est une étape nécessaire mais elle peut mener au désir vain de s’accrocher à la première explication peu ou nullement rationnelle donnée par un autre individu, surtout lorsqu’il est le représentant d’un collectif. Lorsqu’une personne s’engage sur le chemin de la reconstruction, il faut qu’elle garde à l’esprit qu’il n’y a qu’elle-même qui peut décider des plans de construction de ses nouvelles bases. J’ai inséré dans ce manifeste certaines de mes nouvelles bases, cependant je vous conjure de ne pas les considérer comme vérités universelles, elles ne sont utiles que dans l’inspiration de votre propre parcours, qui sera différent du mien.

Pour comprendre les autres il est nécessaire de se connaître soi.
Pour se connaître il est nécessaire de comprendre les autres.
Réussir ces deux objectifs signifie comprendre qu’ils sont identiques.
Acquérir des connaissances anciennes par l’intermédiaire des groupes secrets élitistes est inutile. Si ces connaissances sont anciennes, elles ne sont donc pas vraies. Les connaissances vraies peuvent être obtenues à n’importe quelle époque par le libre mouvement.
« Ces [humains] qui, d’une façon spéciale, considèrent le Ciel comme le Père, et ont, en quelque sorte, un amour personnel pour lui, combien devrait-ils aimer davantage ce qui est au-dessus du Ciel comme Père ! D’autres [humains] considèrent d’une façon spéciale leurs souverains comme meilleurs qu’eux, et meurent, en quelque sorte, personnellement pour eux. Combien devraient-ils davantage mourir pour ce qui est plus vrai qu’un souverain ! Quand les sources se tarissent, les poissons sont tous ensemble à sec. Alors ils s’humectent les uns les autres de leur humidité, et se maintiennent les uns les autres mouillés avec leur bave. Mais cela n’est pas comparable au fait de s’oublier les uns les autres dans une rivière ou un lac. »
« Et pourtant, nous continuons à avoir confiance au progrès, à considérer la bave personnelle comme la forme la plus élevée d’humidité spirituelle, et à préférer une existence torturante et impossible sur le sol sec, à l’amour, à la joie et à la paix dans notre océan natal. »

Puisque les os restent après notre mort, nous sommes de la chaire qui fait se mouvoir un squelette. La vie est la chaire qui bouge et qui sait créer une matrice osseuse minéralisée en transformant son environnement. La vie est comme un courant qui se déplace partout dans un environnement et réarrange ses dimensions, son agencement. La vie créée les animaux en organisant les ressources terrestres. Elle se manifeste clairement grâce aux plantes et par le bouturage. Manger des plantes, c’est la vie qui mange la vie, sans complications de notion de meurtre. L’espèce humaine qui se tire dessus et qui explose toute forme de vie sur certains territoires, c’est un animal qui s’attaque directement au concept global de vie. Les humains sont des représentants de la vie et sont les seuls qui s’attaquent à elle en toute conscience.
La mort est un système organisé par la vie qui s’effondre. Notre esprit retourne à l’ensemble de vie, comme la sève des branches d’un arbre qui va des racines pour aller créer un bourgeon de vie.
Le sport est une manifestation humaine de joie de vie. Le sage fait ce que la vie le guide à faire et vis en harmonie avec les autres bourgeons de vie.
Nous faisons du mal aux autres parce que nous avons mal. Nous pouvons sortir de ce cycle en souhaitant aider les autres. La phrase « quand on veut, on peut » est ici valable, elle n’est autrement qu’un mirage du capitalisme. L’enfant ne demande pas de cadeaux, des beaux vêtements et des nouveaux jouets, il demande un parent joyeux, calme, qui est là pour écouter.
Il est impossible et déraisonnable de croire pouvoir sauver tout le monde. Chacun doit trouver sa propre façon de sortir du chaos mais chacun doit s’efforcer de faire du bien sur son passage, afin de ne pas alimenter le chaos.
Lorsque la paix est l’unique objectif, les erreurs du passé s’écoulent et se diluent d’elles-mêmes. La recherche pour rejoindre ce chemin peut paraître longue, il se peut que le courage paraît manquer. Tu es déjà sur le chemin, l’effort est de s’en rendre compte. Il est impossible de lire tous les livres comme il est impossible de haïr tous les humains. Il est possible d’aimer sans limites.