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- L’œuvre au noir – Marguerite Yourcenar
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- Le Royaume – Emmanuel Carrère
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- Beaux seins, Belles fesses – Mo Yan
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- Les belles cicatrices | Court-métrage | ARTE
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- Man on the Moon – Miloš Forman
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- Your lie in April – Naoshi Arakawa
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MUSIQUE
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- Lowkey & Kardinal – Mamoth
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LIENS
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Vulgarisation histoire
que s’est-il passé en bretagne après la 2nde guerre mondiale?
Fin de la seconde guerre mondiale, la France est en reconstruction donc en plein emploi, ce sont les Trente Glorieuses. Le dernier ticket de rationnement de nourriture date de 1949. Nouvelle mentalité au sortant de la guerre, certains esprits sont en ruine, certains cherchent à vivre pleinement. Vivre pleinement, qu’est-ce alors?
L’époque est celle du productivisme. Les grandes entreprises industrielles qui ont produit des armes et qui ont servi la guerre, parfois sous l’occupation, sont devenues très, très, vraiment très riches (Renault, Peugeot, Bloch qui devient Dassault, Michelin, Famille de Wendel liée à Arcelor et à la Banque de France, les futurs groupes Vinci et Bouygues). L’Europe souhaite mutualiser la production alimentaire. Voici ce qu’il se passe en Bretagne :
> Les champs appartenant aux fermiers indépendants sont regroupés en très grande surface pour augmenter le rendement. On détruit les fossés et les lisières d’arbres séparant chaque terrain d’origine. Ce fut une catastrophe environnementale, c’est pourquoi notamment aujourd’hui les sols ne peuvent plus assez absorber l’eau qui tombe, favorisant des inondations régulières. Quelques années plus tard, les spécialistes se rendent compte que ce regroupement de larges surfaces de culture n’augmente pas le rendement et induit un appauvrissement des sols sur le long terme. Depuis, les machines pour cultiver sont de plus en plus grosses et de plus en plus couteuses à fabriquer. Les nouveaux tracteurs intègrent de l’informatique et de l’IA.
> La France encourage dans les années 1970 les enfants de fermiers à aller travailler en ville, à l’usine. Nous entrons dans le capitalisme dur et la société de consommation, il faut donc des prolétaires pour faire tourner les usines de jour comme de nuit. Il y a alors une forte baisse du nombre d’agriculteurs et de nouveau une augmentation des profits des grandes entreprises industrielles.
> De plus en plus d’engrais sont utilisés, de moins en moins naturels (bien que l’engrais d’autrefois était franchement néfaste pour le reste du monde : l’extraction du guano était une horreur pour les habitants du Pérou. Auguste Dreyfus est devenu l’une des plus grandes fortunes du monde en ayant un quasi-monopole du guano). Des engrais chimiques affectent la santé des agriculteurs, accélèrent l’appauvrissement des sols et empoisonnent les aliments.
LES CHIFFRES
Entre 100 et 110 millions d’animaux d’élevages en Bretagne actuellement. 74% des exploitations bretonnes produisent du bétail et des volailles. Le coût de l’aliment représente plus de la moitié des charges pour une exploitation porcine (alors qu’un cochon mange tout et que la France jette plus de 10 000 tonnes d’aliments par jour, dont 8% sont le fait de la grande distribution). L’exportation des produits de l’agriculture et de l’industrie alimentaire provenant de la Bretagne représente 5,46 milliards d’euros en 2024, 29% concernent la viande et les produits à base de viande.
La Bretagne produit environ 60% de la filière porcine française (13 millions de porcs par an abattus), les Pays de la Loire environ 10%. Presque 1 cochon sur 4 (environ 21% de la production porcine nationale) est envoyé dans un autre pays. 20% des cochons meurent avant même d’être envoyés à l’abattoir en raison des conditions d’élevage intensif. Entre 1970 et 1990, l’essor du système agricole intensif breton a fortement augmenté la teneur en nitrate des cours d’eau, notamment par la filière porcine qui déverse le lisier pour fertiliser les terres agricoles, lavées par les pluies qui amènent les nitrates provenant de l’azote du lisier vers les baies côtières, favorisant la prolifération massive des algues vertes sur les plages Bretonnes. Les engrais de synthèse contiennent de fortes concentration d’azote également. Quand bien même nous arrêterions l’agriculture intensive dès aujourd’hui, les nappes resteront chargées en nitrate pendant des années. La prolifération d’algues vertes incontrôlée est un désastre pour la vie aquatique animale et végétale.
Pour information, la Chine représente 17% des exportations de porc français en 2023.
Histoires presque imaginaires
LES JUMELLES
Noémie a trente-quatre ans, elle travaillait comme hôtesse d’accueil jusqu’à ses vingt-neuf ans. Elle vit aujourd’hui dans un quartier populaire de Toulouse avec ses 4 enfants. Le premier a douze ans, il voit son père en garde alternée, sur Paris. C’était le premier vrai amour de Noémie et leur séparation est arrivée rapidement après la naissance de Liam : cet homme ne sait s’occuper de quelqu’un d’autre que lui-même. Les deux jumelles sont nées quatre ans après leur demi-frère : leur père a disparu peu avant leur premier anniversaire. C’est ce qui a forcé Noémie à quitter son emploi d’hôtesse au Mercure 4* qui lui fournissait pourtant de bons salaires et de bonnes remarques sur sa sympathie. Noémie est pleine de vitalité et sa relation avec son trouble psychique est très variable. Ses parents lui ont fait observer toute le long de sa croissance que son comportement n’était pas toujours normal mais elle n’a jamais compris ce que cela signifiait concrètement. Elle a toujours appris à se débrouiller seule en masquant ses moments de doute. Trois enfants demandent une attention constante, surtout en bas âge, alors elle a réussi à joindre les deux bouts avec l’aide de l’État et un déménagement en lotissement HLM délabré. Si ces huit dernières années ne furent pas paisibles, elles apportaient leur lot de bonheur dans sa vie de maman à plein temps… Puis est arrivé le dernier des tocards, le quatrième enfant, le troisième abandon de poste de père et la vie a prit une tournure tout a fait différente. L’appartement sale, l’adolescent en colère, les jumelles en opposition constante et le nouveau-né qui n’a jamais vu le bout du nez de son père. Les fenêtres cassées, les menaces des jeunes garçons proférées envers son fils, les poubelles qui s’entassent dans la cuisine. Heureusement, il y a encore son frère. Quatre ans plus jeune qu’elle, sa vie est tout aussi bordélique mais lui n’a pas d’enfant à charge. Il vient alors donner des coups de main pendant que Noémie fait sa sieste. Il fait mine de surveiller les devoirs mais n’a pas son brevet des collèges. Prétextant une sortie en mer, il avait refusé il y a quelques mois un week-end de garde. Sa sœur l’avait appelé en larmes, elle sortait de boîte de nuit, avait confié l’appartement à son ainé et pensait avoir touché le fond. Il s’est depuis promis d’être plus présent et c’est ce qu’il fait.
Malheureusement, il lui arrive d’aller dormir avec l’une des jumelles quand Noémie peut ou doit s’absenter quelques jours.
13 millions de citoyens français vivent avec des troubles psychiques. C’est 1 personne sur 50 de votre entourage. *
Les familles monoparentales représentent désormais environ un quart des familles en France. 82% de ces parents isolés sont des mères. *
Toutes les 3 minutes, 1 enfant de France est victime d’inceste, de viol ou d’agression sexuelle. *
Les femmes sont deux fois plus exposées à la dépression que les hommes. *
Ce que cette histoire illustre : l’inaction de l’État face aux conditions dégradées du logement social, l’inaction de l’État face à l’accompagnement des personnes atteintes de trouble(s) psychique(s), l’inaction de l’État face aux violences sexuelles, notamment l’inceste et le viol sur mineur en France.
Il est nécessaire qu’une cellule d’écoute spécifique aux violences sexuelles soit instauré dans chaque école.
Numéro d’appel gratuit et confidentiel pour les situations de risque et de danger : 119.
Histoires presque imaginaires
LES VACCINS ET LA SANTÉ
1980 : le SIDA est arrivé en France. Malheureusement, les politiques ne réagissent pas assez vite. Les transfusions sanguines et les prises de sang ne vérifient pas la présence du VIH, virus de l’immunodéficience humaine. Ainsi, de nombreuses personnes se retrouvent à avoir le SIDA à cause des politiques publiques. Énorme tollé, de nombreuses personnes politiques sont jugées et condamnées pour atteinte à la santé publique – bien sûr, la majeure partie ne sera jamais derrière les barreaux car la justice française fonctionne différemment selon que la personne concernée est issue du peuple ou au-dessus du peuple. L’Etat français, reconnu coupable de la contamination VIH / VHC de millions de personnes doit alors indemniser tous ces citoyens et cela lui coute une fortune. Il pioche dans les caisses où il y a de l’argent, peu importe le nom que porte les caisses. Aujourd’hui, il n’est plus possible de donner son sang si on a eu des rapports avec plusieurs personnes différentes les 4 mois précédents le jour du prélèvement sanguin.
1986 : la surveillance épidémiologique systématique de la coqueluche est supprimée. 10 ans plus tard, la coqueluche repart de plus belle. Le vaccin de la coqueluche n’est pas obligatoire car en cas de problème lié à ce vaccin, l’État français ne veut pas être tenu responsable. L’énorme tollé du sang infecté VIH a ébranlé les politiques qui ne veulent pas se retrouver obligé d’indemniser des millions de gens une nouvelle fois. Pourtant, si vous ne faites pas vacciner votre enfant contre la coqueluche, vous êtes traitée de « mauvaise mère ». C’est le début de l’invention de la responsabilité individuelle.
2019 : la maladie à coronavirus 2019 « Covid-19 » arrive en Europe. L’État français est en alerte et souhaite protéger sa population le plus rapidement possible. Les industries pharmaceutiques font la course afin que leur traitement soit sélectionné et que le mot « vaccin » soit autorisé. Comprenez, avoir un quasi-monopole pour vacciner des centaines de millions d’européens rapporte énormément d’argent, surtout en situation d’urgence et de panique sociétale. D’où l’importance de l’affaire des SMS entre la présidente de la Commission européenne Ursula Von Der Leyen et le leader de l’industrie pharmaceutique Pfizer.
Le mot « vaccin » est attribué à ce traitement afin d’accélérer les démarches et de réduire les étapes de validation de sûreté de ce traitement proposé en urgence. L’État français n’a pas oublié le tollé du scandale de santé publique lié au VIH, ainsi il fait signer à chaque personne une décharge avant l’administration du traitement contre le coronavirus SARS-CoV-2. Ainsi, si une personne développe des problèmes de santé et que les médecins font le lien entre ces problèmes et le « vaccin » contre le coronavirus, l’État ne sera pas tenu responsable. Cette personne n’aura donc aucun moyen de se faire indemniser, ni par l’État français qui a pourtant rendu obligatoire cette « vaccination », ni par Pfizer qui a développé ce traitement en urgence.
Ce que cette histoire illustre : les conflits entre santé publique et système financier, avec des multi-nationales qui influencent des décisions politiques publiques majeures. L’invention de la responsabilité individuelle, qui n’existe pas en réalité, afin d’innocenter l’État français et les multi-nationales qui n’auront pas à indemniser les personnes victimes de problèmes de santé liés aux actions et décisions de leur gouvernement.
La possibilité qu’il existait pourtant : administrer le traitement pour les personnes à risques mais pas pour les personnes qui n’en avaient pas un besoin clair, ce qui inclut bon nombre de jeunes citoyens et citoyennes.
PHALLOCRATIE
Léa est au collège et chaque semaine, elle reçoit des moqueries sur son manque de poitrine et sur ses fesses plates de la part des groupes de garçons populaires. Plusieurs années après alors que Léa entre au lycée, des formes se définissent sur les corps des autres filles. Son corps à elle reste élancé mais fin, trop fin. Lorsque son premier copain la quitte pour Élise, dont le corps ressemble à ceux des mannequins des magazines, Léa se met à faire du sport. Intensément. Elle abandonne ses autres activités et fait des squats. Les garçons de la salle commencent à la regarder avec une insistance de plus en plus grande au fil des mois et des courbes qu’elle se dessine. Ils la fixent, lui font des remarques bien lourdes en pensant que cela va la flatter, parfois ils la frôlent en laissant trainer leur main. Tout ceci est loin d’être agréable mais les qualificatifs tels « planche à pain » qu’elle subit commencent à se tarir vers la fin du lycée. Le jour de ses vingt ans, elle décide de franchir le pas et se rend à la clinique pour une augmentation mammaire. 1h20 sous le bistouri et 7000 euros plus tard, elle regarde chaque jour l’évolution de son nouveau corps. Voici que deux mois et demi après l’opération, elle est satisfaite et commence à poster sur Instagram des photos qui ressemblent à celles que postent les influenceuses du monde entier. Elle est embauchée comme tradeuse pour une antenne française d’une entreprise australienne. Ce travail lui permet de profiter plusieurs fois par an de Bondi Beach, la plage de Sydney, tout en gagnant une somme juste assez satisfaisante au regard de ses parents. Elle a l’impression d’avoir la vie d’un film de son adolescence, ou plutôt les décors du scénario. Vers ses 27 ans, Léa revoie ses anciennes connaissances du collège lors d’un apéro de retrouvailles. Elle sent les regards envieux de certaines filles et l’excitation dans le comportement des garçons, toujours accompagné de cet humour lourd, bien lourd mais qui semble faire rire l’assemblée. L’un des garçons qui la harcelait le plus durement à l’époque lui pose des questions sur son augmentation mammaire. Ça fait mal? Ça coute combien? Et quand tu seras vieille? Elle sait qu’il n’ira jamais se renseigner de lui-même alors elle lui répond ce qu’elle veut, un léger trémolo dans sa voix qu’elle n’arrive pas à dissimuler. Ce qu’elle ignore, c’est qu’il dira à ses amis quelques jours plus tard qu’elle est « devenue bien bonne mais un peu plus conne qu’avant ».
Cette histoire concerne le physique donc transpire de jugement. Les questions soulevées sont : lors de l’éducation scolaire obligatoire, quelles solutions sont mises en place afin que les filles ne se sentent pas sexualisées dès l’apparition de leurs premières formes? Quelles sont les armes que la société laisse pour s’assumer sans se sentir obligée de correspondre à des attentes, des fantasmes et des standards corporels? Non seulement l’image physique d’une personne a une place bien trop centrale dans le fonctionnement social et dans le milieu du travail, mais les garçons ne sont absolument pas éduqués sur les problèmes qu’induisent leur comportement et sont très rarement tenus responsables. Lorsqu’il s’agit de vendre des solutions physiques pour rassurer le psychique, il est également légitime de se questionner sur les 10 000 médecins qui consacrent leur activité à l’esthétique.
