le Désir, le plaisir et l’excès
Le plaisir appelle le plaisir, peu importe son domaine. L’excès de plaisir amène à la perversion : recherche d’excès de plaisir, de transgression de la valeur morale (des normes et/ou de l’interdit), perte de la reconnaissance du plaisir fondamental.
La seule manière de ne pas en souffrir est de se comprendre soi-même afin de connaître les origines et les raisons d’un désir, point de départ du plaisir.

Le mur illusoire entre humains et autres animaux (puis ça glisse)
L’humain se bloque dans la compréhension qu’il a des autres animaux car il ramène toute réflexion, toute conscience au fonctionnement de l’intelligence humaine. Pourtant, l’instinct animal est une forme d’intelligence. Nous jugeons souvent l’intelligence humaine selon sa performance au sein de la société; c’est un point de vue biaisé. L’humain possède également un instinct animal, il possède cette intelligence que se partagent les autres animaux mais il ne l’écoute plus depuis longtemps. Exemple : un chat qui apprécie son maître veut lui présenter le résultat de sa chasse, car le chat ne va pas au supermarché, il chasse. Que sa nourriture faite à base de viande animale soit achetée sans avoir aucunement la forme de l’animal tué, seulement son odeur, le chat ne pourra jamais le comprendre car c’est une étrangeté de l’humain qui cherche à s’éloigner de sa nature profonde. Pour comprendre comment votre chat aime chasser il faut lui faire croire à un ‘ »vrai » animal. Mimer le comportement d’une souris qui se déplace par exemple, et respecter l’issue de la chasse. Le chat a patienté, a bondi sur sa proie et l’a attrapé, la proie va mettre du temps à mourir et se débattre, il s’attend à pouvoir ensuite la mâchouiller un peu, même si dans votre jeu c’est une peluche. L’entente entre l’humain et le chat se bloque à cet endroit précis. Il est également possible de faire un lien entre ce blocage et la révulsion qu’éprouvent nombreux humains par la mort. Le chat a un instinct, il veut montrer à son maître sa proie en guise de marque d’attention et de fierté, ça lui procure satisfaction. Or, l’humain s’attend à ce que pour lui faire plaisir, le chat le laisse dormir 8h sans interruption ou qu’il se laisse caresser à l’envie. Tous les chats ne dorment pas 8h non-stop. Le chat passe du temps à se prélasser calmement puis quand vient le moment, il libère l’énergie du jour. Le chat a pour avantage de ne pas être doué de raison, il ne pense pas consciemment durant les moments de repos. Il a pour avantage de vivre dans l’éternité animale d’un perpétuel présent (1). L’humain occidental moderne se fatigue en continu, 35 heures par semaine puis 4 heures par jour sur son téléphone. Il n’a pas d’énergie (au sens volonté) à libérer hors de son travail car le peu qu’il lui reste, il la met dans la course à pied. Ce n’est pas une activité physique recommandée pourtant les gens le font car c’est un mouvement de performance sur plusieurs plans. D’abord,le nombre de pas recommandé par les autorités de santé qui auraient dû être effectués pendant la journée sont rattrapés en un temps jugé efficace. Ensuite, c’est une mesure de la performance qui s’est installé jusque dans le quotidien de la vie personnelle : on se met des objectifs puis on montre ses temps, ses kilomètres parcourus, ses sorties sous la pluie et le froid grâce aux applications de comparaison, qui se vendent comme des moyens de motivation. C’est typiquement l’excuse de l’abonnement cher à la salle de sport. Seuls les esprits malléables et peu critiques y sont réellement sensibles.
Les marathons pour coureurs amateurs sont un phénomène proche de la prise de drogues fréquente. Il existe des humains ayant beaucoup d’énergie et ils ont besoin d’éteindre, d’éprouver leur trop-plein pour ne pas sombrer, pour ne pas s’effondrer dans un milieu social qui ne leur permet jamais d’utiliser leur énergie disponible. C’est l’expression d’une frustration vitale. Comme un chat chasseur enfermé dans un appartement sans herbe et sans autres animaux que des humains qui ne cherchent pas à le comprendre : on devient fou, on se laisse mourir. C’est l’emprisonnement, la privation de liberté. Là où le chat est réellement esclave de son maître, l’humain occidental moderne se plait dans l’illusion de son emprisonnement. Pourtant, à part l’argent, rien n’emprisonne. Rarement les riches vont en prison.
Ainsi, si tu possèdes de l’argent, pourquoi te sens-tu emprisonné ? Si c’est par pure envie de plus : c’est une recherche d’excès de plaisir, cf plus haut. Si c’est par des attentes familiales : tu ne seras pas satisfait de ta vie. Si c’est par des attentes conjugales : tu ne seras pas satisfait de ta vie. Si c’est par des attentes sociétales : bravo, tu as compris l’origine de l’illusion. Le peuple se maintient lui-même dans son illusion collective de soumission par la faiblesse du jugement moral et matériel. Il n’y a pourtant pas d’hommes-lézards ou dragons célestes : il n’y a que des hommes qui tiennent le droit de diriger et d’autres qui distribuent le confort. En-dessous, il y a nous.
PS : jugement moral est faible car actuellement la société ne permet pas l’extraction rapide et sécurisée d’une femme battue de son environnement (comprendre : son mari). Ainsi, après des années de torture physique et mentale, il est tout à fait logique que la femme soit poussée à commettre un meurtre sur le mari. Le jugement moral du peuple faible est donc : cette femme a tué son mari, elle est responsable. C’est tout à fait faux, la responsabilité est collective : la société n’a pas permis à cette femme de sortir de ses souffrances, son aide était insuffisante. La société a échoué dans son but humain. Cette femme a donc été contrainte de survivre par les seuls moyens dont elle disposait : les outils de la vie quotidienne. Un ustensile coupant qu’elle utilise tous les jours. La voiture devant laquelle son mari se poste pour l’empêcher de partir. Notre même société a un fonctionnement moral qui permet à des criminels de se payer de très bons avocats pendant de longues années afin d’éviter leurs condamnations ou des les adoucir considérablement (le bracelet électronique n’est qu’un jouet, soyons sérieux). Quant au jugement matériel, il est faible car le peuple apprécie une belle voiture, une belle poubelle, en accordant plus d’importance à l’apparence qu’à l’utilité et en jugeant le propriétaire selon ses propriétés matérielles. Je vous dis mon avis : un humain qui possède 9 logements, c’est absurde. C’est un humain égoïste qui ne mérite pas mon admiration. Déjà, posséder un logement me paraît désagréable du fait de la propriété privée et de la sédentarité qui va à l’encontre de ma profonde nature d’humain.
Ainsi, quelles solutions pour l’avenir de notre société ?
Le travail « pénible » devrait être préféré pendant temps froids. Il est bon de rester enfermé quand dehors les températures ne sont pas agréables pour l’humain. Les grandes villes doivent être désertées car elles ne sont pas viables dans la durée du changement climatique et de l’épuisement des ressources naturelles. Il y a donc du développement à faire dans les zones rurales, ce qui génère de l’emploi et casse le monopole des acteurs de la grande distribution (CARREFOUR, LECLERC, PIMKIE etc qui importent de toute façon des produits faits à l’étranger avec des matières provenant de l’étranger et dont les employé(e)s ne voient pas la décence des conditions de travail être respectée). Les infrastructures utiles doivent être maintenues tout le temps de la transition. On ne va pas sortir du système bancaire et informatique du jour au lendemain. Il faut penser notre technologie comme un support, non comme un remplacement de l’herbe, de l’air, des arbres, des expériences sociales et animales. Le reste du temps peut alors se concentrer aux cultures, aux vies de communauté (à l’éducation, à la découverte, aux discussions), aux voyages (sans avion), à la restauration de la nature, c’est à dire toute activité qui entretient la relation entre les animaux, humains y compris. Fonctionner sur l’échange au sein de l’U.E : stopper les exportations en avion. Maintenir certaines exportations trans-continentales seulement par bateau sans essence, ce qui les réduira considérablement. Ce n’est pas en générant plus d’argent que nous allons survivre, c’est en réussissant à le placer comme un service et non plus comme une nécessité de survie. Les possibilités de manger et de dormir ne devraient pas être liées à la possession d’argent. La possibilité de manger à outrance ou de manger des produits normalement inaccessibles, la possibilité de dormir dans un confort à outrance, bien sûr cela nécessite de posséder de l’argent. Nous avons rendu l’eau qui coule sur notre territoire imbuvable. Les fruits sauvages immangeables. C’est la plus grande stupidité que l’humain ai pu générer. Elle est entretenue par la croyance d’une grande part du peuple qui croit pouvoir mener la vie de riche. C’est faux, même en gagnant à l’Euromillion, n’ayant ni les codes ni l’éducation, l’humain lambda se noiera dans ses propres plaisirs. Gemroz33 : « vouloir être riche c’est un mauvais kink ça rend pédophile ». Car devenir riche, c’est avoir du pouvoir donc être proche de la domination. La domination appelle la domination, il n’y a que la charité qui peut contrer la domination. La charité de sa seule personne, de son propre temps, pas de son entreprise qui a une fondation humanitaire tout en participant activement à l’inégalité du genre humain. C’est là le court-circuit neuronal : la responsabilité individuelle n’existe pas, les malheurs du monde ne peuvent pas être reprochés à une personne et pourtant la non-charité, l’absence d’amour inculpe chaque individu et participe à un niveau beaucoup plus large aux malheurs du monde. Aimer son prochain, ce n’est pas seulement aimer ses proches. La tolérance, ce n’est pas seulement aimer ceux qui font le bien, c’est chercher à comprendre ce qui a amené quelqu’un à faire le mal et le juger en gardant son humanité, sans le transformer en monstre.
Il n’y a que l’exemple qui peut guider les populations. Ainsi, créer un réseau dans l’U.E de personnes qui suivent la ligne directrice de la charité désintéressée. Propres moyens d’échanges et de troc. Propres moyens d’hébergements. Propres moyens de communications, de rassemblements et de militantisme. C’est la seule guerre qui mérite d’être menée : la recherche de l’équité pour toutes et tous. La liberté en sortira d’elle-même. Les passions néfastes de la guerre, liées à l’absence d’amour et à la recherche de puissance, seront annihilées.
Tout le monde est potentiellement celui et celle qu’on appelle « Jésus ». La « divinité » est présente en chaque être humain. Seulement, un humain « divin » n’a rien d’extraordinaire, pas de super pouvoirs, pas de reconnaissance pour son ego, il suit simplement son chemin, la paix en l’esprit. L’Amour que nous éprouvons pour l’autre est forcément éprouvé pour les autres animaux qui nous entourent. Des personnes ont peur de leur propre puissance car ils souffrent d’Amour. Des personnes embrassent leur puissance sans reconnaître l’Amour, ils deviennent alors fous; ils commettent des désastres. Il n’y a pas d’élus. Si l’on considère certaines croyances (bouddhisme notamment) pour ce qui suit : d’abord, l’âme n’est pas définie. Elle prend la forme du corps qu’elle incarne mais son essence reste la même. Ainsi, ce n’est pas que l’âme humaine réintègre un corps d’autre animal et inversement, c’est que notre âme provient elle-même d’un semble dont les autres animaux. Nous sommes humains de corps, et d’âme seulement car nous sommes actuellement humains. L’humain a la capacité de sublimer son âme dans l’esprit afin de revenir au Tout. Libre à chacun de croire mais une fois qu’iel aura expérimenté le premier pas conscient, iel saura.
