Le plaisir appelle le plaisir, peu importe son domaine. L’excès de plaisir amène à la perversion : recherche d’excès de plaisir, de transgression de la valeur morale (des normes et/ou de l’interdit), perte de la reconnaissance du plaisir fondamental.
L’argent amplifie fortement les désirs de l’homme.
La seule manière de ne pas en souffrir est de se comprendre soi-même afin de connaître les origines et les raisons d’un désir, point de départ du plaisir.

L’humain dit occidental juge souvent l’intelligence humaine selon sa performance au sein de la société; c’est un point de vue biaisé. L’humain occidental moderne se fatigue en continu, 35 heures par semaine puis 4 heures par jour sur son téléphone. Il ne lui reste que d’énergie à exercer hors de son temps de travail rémunéré. La course à pied est une mesure de la performance qui s’est installé dans le quotidien de la vie personnelle : on se met des objectifs puis on montre ses temps, ses kilomètres parcourus, ses sorties sous la pluie et le froid grâce aux applications de comparaison, qui se vendent comme des moyens de motivation. Il y a également le marqueur social des vêtements de sport qui coûtent cher, ce qui est paradoxal avec la possibilité de courir qui ne dépend pas de l’argent possédé par la personne. C’est le même marqueur social pour l’abonnement coûteux à la salle de sport, qui permet de s’acheter l’illusion d’une motivation et d’une volonté.
Les marathons pour coureurs amateurs sont un phénomène proche de la prise de drogues fréquente. Il existe des humains ayant beaucoup d’énergie et ils ont besoin d’éteindre, d’éprouver leur trop-plein pour ne pas sombrer, pour ne pas s’effondrer dans un milieu social qui ne leur permet jamais d’utiliser leur énergie disponible. C’est l’expression d’une frustration vitale. Comme un animal enfermé dans un appartement qui devient fou. C’est l’emprisonnement, la privation de liberté. Là où l’animal est réellement esclave de son maître, l’humain occidental moderne se force à trouver du plaisir dans son emprisonnement, grâce et à cause de l’omniprésence de l’argent même pour les besoins de base : dormir et manger.

Le jugement moral est faible dans notre société occidentale car actuellement elle ne permet pas l’extraction rapide et sécurisée de son environnement d’une personne battue. Après des années de torture physique et mentale, il peut être compréhensible qu’une personne soit poussée à commettre un meurtre sur son tortionnaire. Le jugement moral actuel et faible est donc : cette personne a tué, elle est responsable, elle est coupable. C’est à mon sens faux, la responsabilité étant collective : la société n’a pas permis à cette femme de sortir de ses souffrances, l’aide et l’écoute étaient insuffisantes. La société a échoué dans son but humain. Cette même société a un fonctionnement moral qui permet à des criminels (consciencieux) de se payer de très bons avocats pendant de longues années afin d’éviter leurs condamnations ou des les réduire considérablement.
L’appréciation du matériel et de l’aspect extérieur des choses conduit l’humain occidental à se fabriquer une réalité différente de la réalité propre à la Nature. Une partie du peuple apprécie une belle voiture, une belle poubelle, en accordant plus d’importance à l’apparence qu’à l’utilité et en jugeant un propriétaire selon ses propriétés matérielles. A mon avis, un humain qui possède 9 logements, c’est absurde. C’est un humain égoïste. L’obligation sociétale à avoir un logement est également vide de sens : certains humains souhaitent rester nomades, il faut leur en laisser la liberté.

L’humain se bloque dans la compréhension qu’il a des autres animaux car il ramène toute réflexion, toute conscience au fonctionnement de l’intelligence spécifique à l’humain. Pourtant, l’instinct animal est une forme d’intelligence. Quelle différence d’un chien ou d’un humain qui comprend que vous avez peur face à une situation donnée ? Quelle différence entre un humain qui s’approche d’un évènement qui l’intrigue et d’un rouge-gorge qui vient vous observer de près ?
La prolongation de cette philosophie est vaine; s’il y a des points communs à l’humain et à l’animal, alors l’humain doit traiter l’animal comme il traite un autre humain. Si l’humain ne voit pas de point commun avec un animal, c’est qu’il s’ignore lui-même.

Ainsi, quelles seraient mes solutions pour l’avenir d’une société de proximité avec une conscience mondiale ?

Semaine de 15 heures. Le reste du temps c’est pour prendre soin les uns des autres, des animaux et de notre environnement, en commun. Le travail « pénible » (tout ce qui est lié à notre société de consommation actuelle et qui ne peut disparaître en un seul temps) devrait être préféré pendant les temps froids. Il est bon de rester enfermé quand dehors les températures ne sont pas agréables pour l’humain. Les grandes villes doivent être désertées car elles ne sont pas viables dans la durée du changement climatique et de l’épuisement des ressources naturelles. Il y a donc du développement à faire dans les zones rurales, ce qui génère de l’emploi et casse le monopole des acteurs de la grande distribution (CARREFOUR, LECLERC, PIMKIE etc qui importent de toute façon des produits faits à l’étranger avec des matières provenant de l’étranger et dont les employé(e)s ne voient pas la décence des conditions de travail être respectée). Les infrastructures utiles doivent être maintenues tout le temps de la transition. On ne va pas sortir du système bancaire et informatique du jour au lendemain. Il faut penser notre technologie comme un support, non comme un remplacement de l’herbe, de l’air, des arbres, des expériences sociales et animales. Le reste du temps peut alors se concentrer aux cultures, aux vies de communauté (à l’éducation, à la découverte, aux discussions), aux voyages (sans avion), à la restauration de la nature, c’est à dire toute activité qui entretient la relation entre les animaux, humains y compris. Fonctionner sur l’échange au sein de l’U.E : stopper les exportations en avion. Maintenir certaines exportations trans-continentales seulement par bateau sans essence, ce qui les réduira considérablement. Ce n’est pas en générant plus d’argent que nous allons survivre, c’est en réussissant à le placer comme un service et non plus comme une nécessité de survie. Les possibilités de manger et de dormir ne devraient pas être liées à la possession d’argent. La possibilité de manger à outrance ou de manger des produits normalement inaccessibles, la possibilité de dormir dans un confort à outrance, bien sûr cela nécessite de posséder de l’argent. Nous avons rendu l’eau qui coule sur notre territoire imbuvable. Les fruits sauvages immangeables. C’est la plus grande stupidité que l’humain ai pu générer. Elle est entretenue par la croyance d’une grande part du peuple qui croit pouvoir mener la vie de riche. C’est faux, même en gagnant à l’Euromillion, n’ayant ni les codes ni l’éducation, l’humain lambda se noiera dans ses propres plaisirs. Gemroz33 : « vouloir être riche c’est un mauvais kink ça rend pédophile ». Car devenir riche, c’est avoir du pouvoir donc être proche de la domination. La domination appelle la domination, il n’y a que la charité qui peut contrer la domination. La charité de sa seule personne, de son propre temps, pas de son entreprise qui a une fondation humanitaire tout en participant activement à l’inégalité du genre humain. C’est là le court-circuit neuronal : la responsabilité individuelle n’existe pas, les malheurs du monde ne peuvent pas être reprochés à une personne et pourtant la non-charité, l’absence d’amour inculpe chaque individu et participe à un niveau beaucoup plus large aux malheurs du monde. Aimer son prochain, ce n’est pas seulement aimer ses proches. La tolérance, ce n’est pas seulement aimer ceux qui font le bien, c’est chercher à comprendre ce qui a amené quelqu’un à faire le mal et le juger en gardant son humanité, sans le transformer en monstre.

Il n’y a que l’exemple qui peut guider les populations. Ainsi, créer un réseau dans l’U.E, puis dans le reste du monde technologique de personnes qui suivent la ligne directrice de la charité désintéressée vers un arrêt de notre dépendance au pétrole. Afin de prendre la distance aux grandes entreprises qui ne souhaitent pas notre éclosion, il est nécessaire de développer nos propres moyens d’échanges et de troc. Propres moyens d’hébergements. Propres moyens de communications, de rassemblements et de militantisme. C’est la seule guerre qui mérite d’être menée : la recherche de l’équité pour toutes et tous. La liberté en sortira d’elle-même. Les passions néfastes de la guerre, liées à l’absence d’amour et à la recherche de puissance, seront annihilées.

Une fois inspiré.e par les différentes religions, écris la tienne où les héros sont les autres.
La « divinité » est présente en chaque être humain. Seulement, un humain « divin » n’a rien d’extraordinaire, pas de super pouvoirs, pas de reconnaissance pour son ego, il suit son chemin, la paix en l’esprit, l’Amour pour les autres. L’Amour que nous éprouvons pour l’autre est forcément éprouvé pour les autres animaux qui nous entourent. Des personnes ont peur de leur propre puissance car ils souffrent d’Amour. Des personnes embrassent leur puissance sans reconnaître l’Amour, ils deviennent alors fous; ils commettent des désastres. Il n’y a pas d’élus. Si l’on considère certaines croyances (bouddhisme notamment) pour ce qui suit : d’abord, l’âme n’est pas définie. Elle prend la forme du corps qu’elle incarne mais son essence reste la même. Ainsi, ce n’est pas que l’âme humaine réintègre un corps d’autre animal et inversement, c’est que notre âme provient elle-même d’un semble dont les autres animaux. Nous sommes humains de corps, et d’âme seulement car nous sommes actuellement humains. L’humain a la capacité de sublimer son âme dans l’esprit afin de revenir au Tout. Libre à chacun de croire mais une fois qu’iel aura expérimenté le premier pas conscient, iel saura.