
Si ta réaction en lisant le site est plutôt « quel ramassis de bêtises », je te remercie d’avoir pris le temps de lire;
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CITATIONS
Chez les autres créatures vivantes, l’ignorance de soi-même est nature; chez l’Homme, elle est vice.
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La Faculté déteste l’intuition, le risque; elle veut des praticiens, oubliant qu’elle les a grâce aux découvertes qui se butent d’abord contre le scepticisme, une des pires espèces du confort. On objecte : « l’art et la science suivent d’autres routes ». C’est inexact.
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Bien des esprits confondent être atteints et être victimes, admirer et être dupes. Ils se raidissent contre l’hypnose.
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Opus esse uno, unum cognoscendi
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Les gens meurent, peu importe qui ils sont. C’est la raison pour laquelle il y en a si peu capables d’accepter facilement la mort. Mais ils ne peuvent nier la mort elle-même.
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La fin du monde humain viendra quand le dernier nomade sera devenu sédentaire.
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Et tous, bavant la foi mendiante et stupide, récitent la complainte infinie à Jésus qui rêve en haut, jaune par le vitrail livide, loin des maigres mauvais et des méchants pansus.
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L’argent est du fumier, à sa naissance l’Homme n’apporte rien, à sa mort il n’emporte rien.
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Quand une chose atteint une limite extrême, elle tourne à son contraire.
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Nous ne servons que de modèle à notre portrait glorieux.
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L’importance ! Monsieur, n’est-ce rien ? Le respect des dits, l’ébahissement des enfants, l’envie des riches, le mépris du sage.
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De même que l’amour est souvent évoqué pour masquer des conflits de pouvoir, de même l’exhortation à renouer avec la dimension spirituelle sert-elle bien souvent à camoufler ou à cautionner des intérêts économiques.
LIVRE
« Les signes distinctifs de la charité sont le désintéressement, la tranquillité et l’humilité. »




Henry Miller en 1945 :
» Un nouveau monde est en train de naître, un nouveau type d’homme bourgeonne aujourd’hui. La grande masse de l’humanité, destinée de nos jours à souffrir plus cruellement peut-être que jamais, jusqu’à l’âme et n’entend, ne voit, ne sent plus rien que sous le rapport des urgences quotidiennes du corps. C’est ainsi que meurent les mondes. En premier, c’est la forme qui meurt. Mais, bien que peu s’en rendent compte lucidement, jamais la forme ne serait morte si l’on n’avait pas déjà tué l’esprit. »
Mitterrand et le génocide du Rwanda, l’affaire du Rainbow Warrior, François Hollande et la guerre en Syrie, en Irak, en Centrafrique, au Mali, Macron et l’augmentation du budget de l’armement.
« Arrivés au seuil du XXIe siècle, depuis ces sombres prévisions du docteur de Fontbrune, force est de constater que la course aux destructions de plus en plus massives n’a cessé et ne cesse de faire peser sur l’espèce humaine elle-même une terrible menace d’anéantissement. Le XXe siècle a vu une grande partie de l’humanité livrée à des chefs d’États sans foi, animés d’un matérialisme pur et dur, qui a rendu les rivalités de puissance encore plus acerbes et dangereuses qu’elles ne le furent dans les siècles précédents. «
L’apogée du nihilisme : attendre sans s’autoriser à aller vers l’Amour désintéressé.
L’humain ne peut vivre en paix que s’il est en paix avec les autres animaux. Or, certains animaux doivent tuer pour manger. L’humain a la capacité de réflexion sur le passé et sur l’avenir. Hors, ce qui le rend heureux est l’appréciation du temps présent. L’être parfait n’existe pas, l’humain peut trouver un moyen de vivre dans le temps présent sans renier son don de pensée. Quel type d’humain serait-ce alors? Un humain qui n’écrit pas et qui considère son égo seulement comme partie d’un Tout, un humain dédié à la Nature, véritable animal pensant?

Lle « FOMO » (fear of missing out) n’est que la vanité de l’égo humain. Ressentir le besoin de lire au maximum, de baiser au maximum, de regarder toutes les séries et tous les films possibles, de visiter tous les pays, de remplir une bucket-list, tout ceci est un saut dans un puits d’égo trompeur.
Un écrit de Djalal-eddine Roumi (source) :
« L’esprit des [humains] perçoit les causes secondes,
Mais les prophètes seuls perçoivent l’action de la Cause Première. »
Alors qu’est-ce que la Cause Première?
Comment concilier le savoir et l’amour?
Comprendre qu’il y a des choses que nous faisons pas pour soi mais pour les autres, mais qu’il n’y a que soi qui est en mesure de faire cet effet précis sur l’autre. Ne connaissant parfaitement la vie de l’autre, j’en ignore l’ensemble des besoins. Cela permet d’avoir un autre regard sur le regret tant que l’on cherche à vivre dans l’Amour. Accepter l’erreur et la pardonner. Accepter ses erreurs et se pardonner tout en souhaitant être meilleur chaque jour, non pas personnellement, mais dans ma volonté d’Amour.
» Les créatures non douées de raison ne regardent ni dans le passé ni dans l’avenir, mais vivent dans l’éternité animale d’un perpétuel présent; l’instinct est leur grâce animale et leur inspiration constante; et elles ne sont jamais tentées de vivre autrement qu’en accord avec leur propre dharma animal, ou loi immanente. Grâce à ses facultés de raisonnement et à l’instrument de la raison, – le langage, – l'[humain] (dans sa condition simplement humaine) vit avec nostalgie, avec appréhension et avec espoir, dans le passé et dans l’avenir aussi bien que dans le présent; il n’a pas d’instincts pour lui dire ce qu’il faut faire; il doit compter sur son habileté personnelle, plutôt que sur l’inspiration de la Nature divine des Choses; il se trouve dans un état chronique de guerre civile entre la passion et la prudence, et, à un niveau plus élevé de conscience et de sensibilité éthique, entre l’égotisme et la spiritualité naissante. Mais cette « fastidieuse condition de l’humanité (Fulke Greville NdT) est l’indispensable condition préalable de l’illumination et de la délivrance. Il faut que l'[humain] vive dans le temps pour pouvoir s’avancer dans l’éternité, non plus sur le niveau animal, mais sur le spirituel; il faut qu’il ait conscience de lui-même en tant que moi distinct, afin de pouvoir passer consciemment au-delà du moi distinct; il faut qu’il combatte le moi inférieur, afin qu’il puisse devenir identifié avec le Soi supérieur qu’il a en lui, et qui s’apparente au divin Non-Soi; et enfin, il faut qu’il se serve de son habileté afin de passer au-delà de l’habileté jusque dans la vision intellectuelle de la Vérité, la connaissance immédiate et unitive du Fondement divin. La raison et ses œuvres « ne sont pas et ne peuvent pas être un moyen immédiat d’union avec Dieu ». Le moyen immédiat c’est l’ »intellect », au sens scolastique du mot, ou esprit. En dernière analyse, l’usage et le but de la raison est de créer les conditions intérieures et extérieures favorables à sa propre transfiguration par et en l’esprit. (…) Parce que la technologie progresse, nous nous imaginons que nous faisons des progrès correspondants sur toute la ligne; parce que nous possédons un pouvoir considérable sur la matière inanimée, nous sommes convaincus que nous sommes suffisants à nous-mêmes, les « maîtres de notre destin et les capitaines de notre âme (W.E. Henley NdT) »; et parce que l’habileté nous a donné la technologie et le pouvoir, nous croyons, en dépit de toutes les preuves du contraire, que nous n’avons qu’à continuer à être encore plus habiles, d’une façon encore plus systématique, afin de réaliser l’ordre social, la paix internationale, et le bonheur personnel.
Dans l’extraordinaire chef-d’œuvre de Wou Tch’eng Ngen il y a un épisode, à la fois comique et profond, dans lequel Singe (qui, dans l’allégorie est l’incarnation de l’habileté humaine) parvient au ciel, où il cause tant de difficultés qu’on est obligé, en fin de compte, d’aller chercher Bouddha pour s’occuper de lui [voir le passage du récit où le Singe doit sauter dans la main de Bouddha] (Si Yeou Ki ou le Voyage en Occident). (…) Cependant, il va de soi que l’habileté et les connaissances accumulées sont indispensables, mas toujours comme moyen en vue d’un moyen immédiat, et jamais comme moyen immédiat, ni, ce qui est encore plus mauvais, comme des fins en soi. Que ferait le savoir sans amour ? Il se gonflerait. Et l’amour, sans le savoir ? Il se fourvoierait. »
