Les grands et moyens patrons s’enrichissent beaucoup plus que leurs employés.

Les masses privilégiées trouvent confortable d’ignorer l’origine de leur confort.

L’inégalité des genres est la priorité. La possibilité de dire « non » est une inégalité sociale intrinsèque.

Chizi’radio

Mots

J’aurais aimé plus tôt

CITATIONS

Chez les autres créatures vivantes, l’ignorance de soi-même est nature; chez l’Homme, elle est vice.

La Faculté déteste l’intuition, le risque; elle veut des praticiens, oubliant qu’elle les a grâce aux découvertes qui se butent d’abord contre le scepticisme, une des pires espèces du confort. On objecte : « l’art et la science suivent d’autres routes ». C’est inexact.

Bien des esprits confondent être atteints et être victimes, admirer et être dupes. Ils se raidissent contre l’hypnose.

Opus esse uno, unum cognoscendi


Les gens meurent, peu importe qui ils sont. C’est la raison pour laquelle il y en a si peu capables d’accepter facilement la mort. Mais ils ne peuvent nier la mort elle-même.

La fin du monde humain viendra quand le dernier nomade sera devenu sédentaire.

Et tous, bavant la foi mendiante et stupide, récitent la complainte infinie à Jésus qui rêve en haut, jaune par le vitrail livide, loin des maigres mauvais et des méchants pansus.

L’argent est du fumier, à sa naissance l’Homme n’apporte rien, à sa mort il n’emporte rien.

Quand une chose atteint une limite extrême, elle tourne à son contraire.

Nous ne servons que de modèle à notre portrait glorieux.

L’importance ! Monsieur, n’est-ce rien ? Le respect des dits, l’ébahissement des enfants, l’envie des riches, le mépris du sage.

De même que l’amour est souvent évoqué pour masquer des conflits de pouvoir, de même l’exhortation à renouer avec la dimension spirituelle sert-elle bien souvent à camoufler ou à cautionner des intérêts économiques.


« Les signes distinctifs de la charité sont le désintéressement, la tranquillité et l’humilité. »


TEXTE DE JC DE FONTBRUNE 1981…

Texte de Jean-Charles de Fontbrune
– 1981 –
[notes de poissonmort]


« J’aimerais que mon lecteur, quelles que soient sa race, sa religion ou ses conviction politiques ou religieuses, essaie un instant de faire table rase de tout ce qu’il considère comme étant la Vérité, qui n’est jamais que la sienne, et ouvre son esprit à un vision transcendantale de l’historique que, peut-être, seule la prophétie peut faire acquérir; parce qu’elle n’est ni dans le temps, ni dans l’espace, mais liée au rapport espace-temps devant lequel l’homme n’est qu’un infirme [espace-temps : théorie d’Einstein (source) qui balaie mon rapport au temps linéaire. Les films m’ont donné une vision fixe et romancée des prophéties. Une prophétie n’est simplement qu’une réflexion d’un(e) historien(ne) qui réussit à se projeter dans le futur grâce à ses connaissances du passé et du présent. Une prophétie n’est pas obligatoirement réalisée, il n’en reste qu’elle résulte d’un travail de réflexion qui estime une probabilité d’évènement assez forte pour être transmise]. Pour parvenir à une réflexion débarrassée d’idées partisanes, il faut méditer sur l’analyse que fit, aux environs de 411 avant Jésus-Christ, l’historien grec Thucydide, de la guerre du Péloponnèse :
« Thucydide montre ce que c’est que la guerre, pourquoi elle a lieu, ce qu’elle fait et ce qu’elle doit continuer à faire, à moins, que les hommes n’apprennent à se conduire mieux. Athéniens et Spartiates ne se battirent que pour une raison…parce qu’ils étaient puissants et de ce fait étaient forcés (ce sont les mots mêmes de Thucydide) de chercher à accroître leur puissance. Les deux adversaires de battirent non pas parce qu’ils étaient différents – Athènes étant une démocratie et Sparte une oligarchie – mais parce qu’ils étaient semblables. La guerre n’avait rien à voir avec les divergences d’idées ou les conceptions du bien et du mal.La démocratie est-elle le bien et le gouvernement de la masse par quelques-uns le mal? Se poser la question aurait été pour Thucydide chercher à s’éloigner du problème. Il n’y avait pas de puissance représentant le bien. La puissance, quel que fut celui qui l’exerçait, était le démon, le corrupteur des hommes… Thucydide a probablement été le premier à saisir, et en tout cas à exprimer par des mots, cette nouvelle doctrine qui allait devenir celle du monde entier. »
Ne parle-t-on pas aujourd’hui des deux super-puissances (U.S.A – U.R.S.S), ce que furent Sparte et Athènes en leur temps [Quelles sont les actuelles super-puissances, en 2026? Nous sommes actuellement dans une guerre du contrôle des mentalités globales par l’intelligence artificielle]? Et, depuis Thucydide, les exemples de rivalités de puissances se sont multipliées; antagonismes cachés la plupart du temps derrière des différences de religions ou d’idéologies.
Prendre parti pour l’une des deux grandes puissances, dont la rivalité nous étreint peu à peu, serait prendre le parti de la guerre. Se laisser berner par l’aspect politique ou idéologique du problème permet aux chefs d’États dévorés par l’ambition et le désir de puissance, de remplir leurs régiments, et, pour assouvir leur folie hégémonique, de faire s’entretuer les peuples, dont je ne suis pas sûr que les aspirations profondes ne soient pas exclusivement pacifiques.
Quand cesserons-nous de nous glorifier de victoires telles qu’Austerlitz, Iéna, Eylau (la boucherie sous la neige!) qui, pour nos adversaires, furent des défaites, comme le furent pour nous Trafalgar et Waterloo, avec, pour les deux camps, leur cortège funèbre de viols, de massacres, de corps sanguinolents, sinistres pantins de la désespérance, fruits nauséabonds de la tragédie humaine dans le jardin des supplices?
Quand cesserons-nous d’élever des monuments aux morts? Tel l’arc de Triomphe qui fut érigé pour immortaliser les victoires remportées par Napoléon Ier. Un triomphe obtenu grâce à des milliers de morts et à des souffrances souvent indescriptibles est-il un triomphe?
Quand nous déciderons-nous donc à glorifier la Vie avec ce qu’elle porte en elle de bonheur pour l'[humain]?
L'[humain], parmi tous les mammifères, sera-t-il celui qui restera le plus féroce de tous, tuant par plaisir et non par besoin?
Montesquieu écrivait dans les Lettres persanes : « Tu crains, dis-tu, que l’on invente quelque manière de destruction plus cruelle que celle est en usage. Non. Si une fatale invention venait à se découvrir, elle serait bientôt prohibée par le droit des gens. » Voilà l’exemple-type de l’anti-prophétie que le cartésianisme a fait proclamer aux penseurs du XVIIIe siècle, avec, pour chef de file, Jean-Jacques Rousseau dont Nostradamus fait le principal responsable des drames du XXe siècle. Ses utopies reprises par les penseurs du XIXe et du XXe siècle (Proudhon, Saint-Simon, Karl Marx) ont été « récupérées » par des hommes d’État ambitieux et leur ont servi d’armes redoutables pour assouvir leur ambition effrénée. Aurait-on oublié qu’un certain Adolf Hitler créa en Allemagne un régime qui prit le nom de National-Socialisme? Socialisme! Socialisme! Que de crimes a-t-on commis et continue-t-on de commettre en ton nom [François Hollande et la guerre en Syrie, en Irak, en Centrafrique, au Mali, la collaboration avec le Qatar, le soutien aux Frères musulmans, le soutien à l’Arabie Saoudite, Emmanuel Grégoire et son vote pour la loi Yadan avant de se retirer, membre du groupe d’amitié IFrance-Israël]!
Toute mon attention va aux humbles, aux petites gens, foncièrement bons et qui croient à un socialisme qui, certes, n’est pas éloigné du message de Jésus-Christ, qui vint – en son temps – bousculer les puissants du monde et leur jeter à la figure les monstrueuses responsabilités qu’ils portaient dans le malheur des peuples [le peuple français peut faire porter la responsabilité de la dégradation volontaire des services publics à Macron? Quand sera-t-il tenu responsable de la diminution de la santé et de l’éducation du peuple au profit des riches? De la délocalisation qui participe à l’exploitation de peuples extérieurs à la France?]. Est-ce un hasard si, dans leurs discours, et à quelque parti qu’ils appartiennent, les hommes politiques n’ont jamais le moindre accent de sincérité? La volonté de pouvoir et l’amour du prochain ne peuvent pas faire bon ménage. D’où, peut-être, pourrions-nous déduire le sens profond de cette phrase du Christ : « Rends à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu. » César est puissance, Dieu est amour…
Mon père, en 1937, plongé dans le décryptage des quatrains de Nostradamus, écrivait : « Que pendant soixante ans encore, l’homme s’acharne sur toute la surface du misérable grain de poussière que nous habitons dans le ronde infinie du ciel, à accumuler, à perfectionner les engins de destruction et de mort, au rythme qui est d’ores et déjà commencé, et les massacres seront tels que la terre se dépeuplera, vérifiant non seulement la parole des prophètes de l’Ancien Testament, mais aussi celle de Nostradamus qui nous occupe ici « que des trois parts du monde plus que des deux défaudra » (Lettre à Henry, Roy de France Second, Adyar, 1937). »
L’arme atomique n’existait pas encore et la destruction apocalyptique d’Hiroshima était un début de réalisation de cette « vision prophétique », que venait d’inspirer à mon père la fresque de catastrophes dépeinte à travers les centuries.
La recherche, la découverte et la mise au point d’armes nucléaires, chimiques, bactériologiques continuent à un rythme accéléré, alors que les pays qui détiennent ces armements ont tous signé, en 1925, la Convention de Genève, qui les interdit.
Le 4 juillet 1790, la déesse « RAISON » était consacrée su l’autel de l’athéïsme et allait inspirer, par exportation des idées de la Révolution française, un grand nombre de pays qui, peu à peu, allaient se regrouper dans la Société des Nations, puis dans l’Organisation des Nations Unies. Or, tous les pays qui s’affrontent depuis la dernière guerre sont membres de cette organisation : U.S.A contre Corée du Nord, U.S.A contre Vietnam,Turquie contre Chypre, U.R.S.S. et Cuba contre Angola et Éthiopie. Les mouvements de libération nationale ont bon dos! La normalisation et la pacification également!
Hitler commença sa guerre hégémonique en volant au secours des minorités allemandes d’Europe. Que les guerres soient faites par des monarchies, des dictatures ou des républiques, elles ont touts le même but : la puissance, et toutes le même résultat : le malheur des peuples.
On pourrait se demander pourquoi la prophétie de Nostradamus est surtout centrée sur les catastrophes dont les hommes sont responsables. En effet, le nombre des quatrains ou sixains attribués à tel ou tel évènement est proportionnel à son aspect destructeur et terrifiant. Ainsi la France de Louis XIV, sans la Lorraine, Mulhouse, la Savoie, Nice, la Corse et le comtat Venaissin, avec ses vingt millions d’habitants et son armée de 300.000 hommes, a-t-elle moins intéressée Nostradamus que la France du XXe siècle. En effet, en 1914, la France comptait 41 millions d’habitants. Elle laissa sur les champs de bataille de la Marne 1.400.000 morts. L’Allemagne, avec des 58 millions d’habitants, perdit 2 millions d’hommes. Au total la guerre de 1914-1918 fit 8.700.000 morts. La seconde guerre mondiale en fit 36 millions.
A ces guerres modernes effroyablement coûteuses en vie humaines, il faut ajouter les millions d’individus « rescapés » mutilés, estropiés, handicapés, gazés, brûlés, rendus fous et inadaptables à une vie normale. Et que dire des destructions massives de populations civiles : Hiroshima, 160.000 morts; Dresde, 300.000; camps de la mort, extermination de millions de Juifs, de Tziganes, d’Arméniens, de Vietnamiens, de Cambodgiens, etc. Chiffres! Chiffres terribles! secs! impitoyables! et qui ne souffrent aucune interprétation, ni aucun commentaire…
Arrivés au seuil du XXIe siècle, depuis ces sombres prévisions du docteur de Fontbrune, force est de constater que la course aux destructions de plus en plus massives n’a cessé et ne cesse de faire peser sur l’espèce humaine elle-même une terrible menace d’anéantissement. Le XXe siècle a vu une grande partie de l’humanité livrée à des chefs d’États sans foi, animés d’un matérialisme pur et dur, qui a rendu les rivalités de puissance encore plus acerbes et dangereuses qu’elles ne le furent dans les siècles précédents. C’est sans doute ce qui explique que la vision de Nostradamus soit axée sur cette période où les nations, et surtout les plus puissante, sont, avec leurs armements monstrueux et apocalyptiques, confrontées les unes aux autres, avec une fureur destructrice jamais encore atteinte. De l’arbalète à la bombe à neutrons il y a une terrible constante, représentant un mouvement uniformément accéléré dans la mise au point d’engins de mort [L’arbalète est un engin de mort alors que le couteau est un outil, qui certes peut servir à tuer, tout comme les mains ou la ficelle, mais ce n’est pas leur utilisation propre].
La question fondamentale est donc de savoir si l'[humain], après des millénaires de progrès scientifique, a réalisé quelques progrès dans le domaine de l’humain, pris au sens de l'[humain] créé à l’image de Dieu [pour rappel, sur poissonmort.com Dieu = Nature = l’entièreté]. Il est fort pénible de constater que cette image n’est qu’une grossière caricature et que l'[humain] est encore bien éloigné de ce Dieu d’amour dont est venu parler le Christ, il y a bientôt deux mille ans [Toutes les personnes qui prônent l’Amour autour d’eux sont des potentiels Christs, aucun humain n’est spécial. Si Jésus Christ il y a eu, c’est seulement un concours de circonstances qui en ont fait un personnage connu].
Si l'[humain], dans son matérialisme, reste livré à lui-même, il court à sa perte.
Cependant il ne faut pas désespérer. Si nous n’avions que l’analyse logique que font actuellement les futurologues, les politiques, les démographes, les sociologues et les économistes, l’horizon de l'[humain] serait entièrement bouché.L’humanité n’aurait comme perspective que la destruction finale. Le pessimisme absolu serait de règle et aucune prospective ne nous permettrait d’attendre une amélioration d’une situation planétaire qui ne devrait et ne pourrait conduire qu’à l’explosion finale [c’est l’apogée du nihilisme : attendre sans s’autoriser à aller vers l’Amour désintéressé].
Dans ce panorama apocalyptique, il ne nous reste comme espoir que le message prophétique apporté à l'[humain] au-delà de ses folies. Que ce soient les prophètes de l’Ancien Testament ou ceux du Nouveau, que ce soit le Christ ou que ce soit Michel de Notredame, tous nous annoncent la réalisation du « Royaume » où règnerait enfin une paix universelle entre les [humains]. [la réflexion de l’auteur est étriquée par sa fascination pour l’humanité. Il oublie que l’humain ne peut vivre en paix que s’il est en paix avec les autres animaux. Or, certains animaux doivent tuer pour manger. Il se trouve ici une ode à l’acceptation de la mort et une contradiction : l’humain a le don de la réflexion sur le passé et sur l’avenir. Hors, ce qui le rend heureux est l’appréciation du temps présent. L’être parfait n’existe pas, l’humain peut donc trouver un moyen de vivre dans le temps présent sans renier son don de pensée. Quel type d’humain serait-ce alors? Un humain qui n’écrit pas et qui considère son égo seulement comme partie du Tout, un humain dédié à la Nature, un véritable animal pensant? voir >oo< ci-dessous]
(…)

…SUITE

(…)
Nous vivons la fin d’un monde et non la fin du monde, comme le prétendent quelques exploiteurs du morbide. Cette mort d’une civilisation, parmi tant d’autres, amènera la naissance d’une nouvelle civilisation débarrassée des aberrations de la précédente. C’est ce que pressentait Henry Miller lorsqu’il écrivait, en 1945 :
 » Un nouveau monde est en train de naître, un nouveau type d’homme bourgeonne aujourd’hui. La grande masse de l’humanité, destinée de nos jours à souffrir plus cruellement peut-être que jamais, jusqu’à l’âme et n’entend, ne voit, ne sent plus rien que sous le rapport des urgences quotidiennes du corps. C’est ainsi que meurent les mondes. En premier, c’est la forme qui meurt. Mais, bien que peu s’en rendent compte lucidement, jamais la forme ne serait morte si l’on n’avait pas déjà tué l’esprit. »
Chaque civilisation s’est crue immortelle. Et je suis certain que les Romains des années 200 à 250 après Jésus-Christ ne pouvaient imaginer, hormis leurs prophètes, que, quelques siècles plus tard, on visiterait les ruines de ce que fut leur immense et brillant empire.
En conclusion, les prophéties de Nostradamus, comme celles des grands prophètes de l’Ancien Testament, comme celles du Christ ou comme l’Apocalypse, ne sont donc pas une théorie morbide de catastrophes ininterrompues ou d’imprécations contre l'[humain], mais un message d’espérance. Que serait-ce donc que l’avenir de l'[humain], sans ce divin message? L'[humain] sans Dieu, mais adorateur de la déesse « Raison » devrait, nous avait-on promis [« on » = siècle des Lumières ?], établir sur le monde le règne des Droits de l’Homme. Après deux siècles de ce soi-disant nouvel ordre mondial, il faudrait une bonne dose de malhonnêteté pour prétendre que l’homme, sa raison et surtout son orgueil ont amélioré le sort des peuples. Faut-il imaginer que le pape Jean-Paul II ait fait cette analyse pour reprendre à son compte la défense des Droits de l’Homme et, avec son bâton de Pasteur de tous les peuples de la terre, aller, comme à Saint-Denis ou devant l’UNESCO [UNESCO grande blague mortifère], mettre l’homme en garde contre son matérialisme destructeur [aucune idée mais le Vatican a commandité nombreux meurtres attestés aujourd’hui, et le catholicisme est une secte qui a bien marché et qui demande de l’argent à ses fidèles tout en lui ordonnant des conduites à tenir. L’Amour est un acte continuel, chacun a son propre moyen pour arriver à la paix d’esprit. Qui ne rêve pas de paix d’esprit?]. Il fait là vraiment œuvre de prophète, ce qu’un pape doit être, à l’image de Pierre, auquel le Christ confie la mission d’évangélisation des [humains]. C’est d’ailleurs pourquoi Nostradamus utilise le mot prophète pur désigner le Pape [bref].
J’ai appris l’histoire à l’école, dans des manuels d’une étonnante médiocrité, doués d’un pouvoir soporifique certain; à tel point qu’ayant en poche mon baccalauréat, il ne me restait que peu de choses de ce que l’on m’avait enseigné, et, c’est beaucoup plus grave, des idées fausses; les historiens de droit ou de gauche ayant torturé les faits historiques pour les accommoder à leurs idéologies [en clair : ne jamais croire quelque chose juste parce que quelqu’un nous l’a dit]. Les émules de Thucydide ne sont malheureusement que trop rares [au contraire il y en a plein, seulement ils n’ont pas la prétention d’en écrire un livre]!
A l’époque où l’historien Alain Decaux, entrant à l’Académie Française, dénonce le sabotage de l’enseignement de l’histoire en France, je voudrais émettre un vœu, que ce livre donne aux jeunes Français [et du monde] une passion de l’histoire comparable à celle que m’a donnée la prophétie de Nostradamus [il convient surtout de se renseigner sur ce qui nous intéresse et de se convaincre qu’il n’y a pas de mystères gardés inaccessibles au bonheur de l’humain. Les seuls mystères cachés amènent à la souffrance].
Malgré les tribulations annoncées par les prophètes, je veux croire à l’Homme et à sa perfectibilité, et particulièrement en cette année 1980 où les nuages s’amoncellent à l’horizon, avant qu’éclate l’orage [2026 coucou l’orage, les inondations, les canicules et la fin des ressources naturelles]. C’est pourquoi je retiendrai ce jugement de Shakespeare mis dans la bouche d’Hamlet :
 » Quel chef-d’œuvre que l’homme! Qu’il est noble dans sa raison! Qu’il est infini dans ses facultés! Dans sa force et dans des mouvements, comme il est expressif et admirable! par l’action semblable à un Dieu! C’est la merveille du monde!… « 
STOP [La fascination de l’humain pour l’humain est vraiment dérangeante et rabaissante, nous sommes tous des céphalopodes. L’utilité de la réflexion de l’humain réside dans sa capacité à faire des ponts, à comprendre pour satisfaire sa curiosité et à soigner. La merveille se trouve dans la Nature, dont l’humain fait partie]

LA RAISON


C’est ainsi qu’avoir le « FOMO » (fear of missing out) n’est que la vanité de l’égo humain. Ressentir le besoin de lire au maximum, de baiser au maximum, de regarder toutes les séries et tous les films possibles, de visiter tous les pays, de remplir une bucket-list, tout ceci est un saut dans un puits d’égo trompeur.


Un écrit de Djalal-eddine Roumi (source) :

« L’esprit des [humains] perçoit les causes secondes,
Mais les prophètes seuls perçoivent l’action de la Cause Première. »


Alors qu’est-ce que la Cause Première?
Comment concilier le savoir et l’amour?

Chaque humain est un(e) prophète en devenir. Comprendre qu’il y a des choses que nous faisons pas pour soi mais pour les autres, mais qu’il n’y a que soi qui est en mesure de faire cet effet précis sur l’autre. Ne connaissant parfaitement la vie de l’autre, j’en ignore l’ensemble des besoins. Cela permet d’avoir un autre regard sur le regret tant que l’on cherche à vivre dans l’Amour. Accepter l’erreur et la pardonner. Accepter ses erreurs et se pardonner tout en souhaitant être meilleur chaque jour, non pas personnellement, mais dans ma volonté d’Amour.


>oo<

Écrit d’un auteur volontairement gardé anonyme, traduit par Jules Castier :



 » Les créatures non douées de raison ne regardent ni dans le passé ni dans l’avenir, mais vivent dans l’éternité animale d’un perpétuel présent; l’instinct est leur grâce animale et leur inspiration constante; et elles ne sont jamais tentées de vivre autrement qu’en accord avec leur propre dharma animal, ou loi immanente. Grâce à ses facultés de raisonnement et à l’instrument de la raison, – le langage, – l'[humain] (dans sa condition simplement humaine) vit avec nostalgie, avec appréhension et avec espoir, dans le passé et dans l’avenir aussi bien que dans le présent; il n’a pas d’instincts pour lui dire ce qu’il faut faire; il doit compter sur son habileté personnelle, plutôt que sur l’inspiration de la Nature divine des Choses; il se trouve dans un état chronique de guerre civile entre la passion et la prudence, et, à un niveau plus élevé de conscience et de sensibilité éthique, entre l’égotisme et la spiritualité naissante. Mais cette « fastidieuse condition de l’humanité (Fulke Greville NdT) est l’indispensable condition préalable de l’illumination et de la délivrance. Il faut que l'[humain] vive dans le temps pour pouvoir s’avancer dans l’éternité, non plus sur le niveau animal, mais sur le spirituel; il faut qu’il ait conscience de lui-même en tant que moi distinct, afin de pouvoir passer consciemment au-delà du moi distinct; il faut qu’il combatte le moi inférieur, afin qu’il puisse devenir identifié avec le Soi supérieur qu’il a en lui, et qui s’apparente au divin Non-Soi; et enfin, il faut qu’il se serve de son habileté afin de passer au-delà de l’habileté jusque dans la vision intellectuelle de la Vérité, la connaissance immédiate et unitive du Fondement divin. La raison et ses œuvres « ne sont pas et ne peuvent pas être un moyen immédiat d’union avec Dieu ». Le moyen immédiat c’est l’ »intellect », au sens scolastique du mot, ou esprit. En dernière analyse, l’usage et le but de la raison est de créer les conditions intérieures et extérieures favorables à sa propre transfiguration par et en l’esprit. (…) Parce que la technologie progresse, nous nous imaginons que nous faisons des progrès correspondants sur toute la ligne; parce que nous possédons un pouvoir considérable sur la matière inanimée, nous sommes convaincus que nous sommes suffisants à nous-mêmes, les « maîtres de notre destin et les capitaines de notre âme (W.E. Henley NdT) »; et parce que l’habileté nous a donné la technologie et le pouvoir, nous croyons, en dépit de toutes les preuves du contraire, que nous n’avons qu’à continuer à être encore plus habiles, d’une façon encore plus systématique, afin de réaliser l’ordre social, la paix internationale, et le bonheur personnel.
Dans l’extraordinaire chef-d’œuvre de Wou Tch’eng Ngen il y a un épisode, à la fois comique et profond, dans lequel Singe (qui, dans l’allégorie est l’incarnation de l’habileté humaine) parvient au ciel, où il cause tant de difficultés qu’on est obligé, en fin de compte, d’aller chercher Bouddha pour s’occuper de lui [voir le passage du récit où le Singe doit sauter dans la main de Bouddha] (Si Yeou Ki ou le Voyage en Occident). (…) Cependant, il va de soi que l’habileté et les connaissances accumulées sont indispensables, mas toujours comme moyen en vue d’un moyen immédiat, et jamais comme moyen immédiat, ni, ce qui est enore plus mauvais, comme des fins en soi. Que ferait le savoir sans amour ? Il se gonflerait. Et l’amour, sans le savoir ? Il se fourvoierait [de saint Bernard]. »